jeudi 12 mars 2015

Et il y eu la tête de Thiago Emiliano da Silva !



Cette tête de Thiago, capitaine, qui vient qualifier son équipe pour le tour suivant de la compétition.
Cette tête qui restera un modèle du genre. A montrer à tous les catégories de jeunes footballeurs du plus petit au plus grand. 
Le ballon qui part du point de corner à une hauteur et une force optimales. L'écartement des joueurs qui sèment la zizanie dans la surface devant le but et l'élévation de Thiago, loin de la cage.
La manière de décoller du sol car il sait au départ de la balle qu'il va la frapper de la tête. Cette balle est pour lui car il doit se rattraper de son erreur quelques minutes avant et qui a coûté un pénalty à son équipe.
C'est la signature des grands joueurs. Il faut savourer le geste mais surtout la détermination ultime. Quand Thiago tape le ballon de la tête, non seulement il est très loin de la cage mais en plus il sait que le gardien mesure près de 2 mètres (un des meilleurs gardiens d'Europe)
Il tente donc l'impossible et il réussit à donner une profondeur exceptionnelle dans l'élan de la balle surtout avec un coup de rein parfait.
A ce moment-là tout est beau. 


mardi 24 février 2015

LUST FOR LIFE. Comme d'habitude Minnelli fait le job.



MINNELLI FAIT LE JOB.
Je revisite le film grâce à une assez belle copie (non HD) présentée sur Arte.
Minnelli réalise LUST FOR LIFE en 1956.
Et il fait le job comme d'habitude. Le titre a été rebaptisé en France "pompeusement" LA VIE PASSIONNÉE DE VINCENT VAN GOGH" et ce ne fût pas un succès commercial. J'avais quelques craintes avant de revoir le film et le fait d'avoir revu LAME DE FOND du même Minnelli il y a 3 jours m'a conforté dans l'effort minnellien. Et ce sans aucun regret.
Une incroyable et profonde humilité se développe tout au long du film. La première partie montrant le travail de Vincent dans les pays miniers de la Belgique. Le contact direct et le partage de la vie de certains mineurs amèneront ses premiers dessins en noir et blanc. Le contact humain prime avant tout chez Vincent et ses relations avec son frère Théo, plus aristocrate et commercant, vont se fragiliser. Les deux frères ne s'entendent jamais mais leur amour fraternel restera le plus fort jusqu'au bout. Le regard de Theo sur son artiste-frère est permanent ainsi que son aide financière récurrente. Les scènes des lettres reçues par Vincent et souvent remplies de billets sont magnifiques et cet acte de soutien financier scelle totalement la confiance artistique que porte Theo au travail de son frère. C'est un des axes du film et il est remarquablement mis en valeur par le jeu tout en finesse et exceptionnel de l'acteur James Donald.

ZAMPANO RENCONTRE SPARTACUS
L'autre axe sera la rencontre entre Vincent et Paul Gauguin. La rencontre cinématographique de Zampano avec Spartacus, à travers ces deux monstres de comédiens que sont Anthony Quinn et Kirk Douglas. Là encore l'admiration commune du début entre les deux artistes se transformera en dualité et elle sera continuelle. Le regard que porte Paul Gauguin joué par Anthony Quinn est magnifique.
Pour moi, une grande ligne de force se dégage dans le déroulement du film. Il s'agit de la mise en scène des tableaux de Van Gogh. A la différence de Maurice Pialat qui montrait Van Gogh peindre, Minnelli lui utilise tout l'écran pour faire respirer totalement chacun des tableaux. L'entité du plan de cinéma est utilisé pour montrer le tableau fini. Le spectateur se retrouve au milieu des couleurs, des formes, des traits marquants et donc on peut tenter de mieux comprendre ce que ressentait le peintre.
On connait l'importance de la couleur chez Minnelli. Dans certains de ses films de studios, dans les chorégraphies, il y avait souvent cette exagération, ce kitsch unique à Hollywood et propre à Minnelli. On se souvient notamment de certains ballets et ces fumées rouges, vertes, jaunes etc... Le défi avec Van Gogh, c'est que Minnelli ne peut pas rien trahir. Alors il filme les couleurs bien sûr des toiles, mais aussi les décors, les costumes et on se dit au milieu du film comment va t'il traiter la fameuse scène de mutilation de l'oreille de Vincent.

SANG POUR SANG.
La scène est magnifique. Tout se passe sur le ou les miroirs de la petite chambre du peintre, les reflets du visage torturé de Vincent avec le rasoir à la main. La retenue de son acte d'auto-mutilation, son hésitation sur ce qu'il veut "supprimer" ou "taillader" avec la lame. Et soudain le visage disparait de l'écran et le plan reste fixe au milieu d'un cri de désespoir et de douleur extrême.
Le visage de Vincent passera sur le miroir de la gauche à la droite se tenant une oreille et l'on aperçoit le sang entre ses doigts, ce rouge venu d'ailleurs.

Le seul instant du film où l'on n'ose plus regarder cette couleur par décence. Par respect.
Ce n'est pas un tube de couleur qui vient de gicler. C'est le sang de Vincent, c'est la vie de Vincent, c'est le rouge de son malaise.
Et j'ai ressenti une tristesse infinie à ce moment là. Sans doute l'un des plus grands moments de cinéma dans l'oeuvre de Minnelli.

Guy Malugani (février 2015)

dimanche 22 février 2015

Revisite de LAME DE FOND de Vincente Minnelli.


La belle Katherine Hepburn entourée des deux Robert, Taylor et Mitchum dans le beau film de Minnelli réalisé en 1946.
Revu dans une copie moyenne présentée sur Ciné Plus Classic (non HD bien dommage)
Un grand et vrai plaisir cette nouvelle vision. Minnelli ça ne vieillit pas, la mise en scène est toujours bien là et surtout le casting chez Minnelli.
Troublant Robert Taylor, la finesse de Katherine et le côté Ryan Gosling chez Mitch (ou l'inverse)
Karl Freund à la direction photo (superbe noir et blanc !) 


vendredi 6 février 2015

Revisite du merveilleux "Sunday bloody sunday" de John Schlesinger.



Je viens de revoir dans une belle copie HD présentée par TCM le grand film de Tony Richardson.
Voici une photographie du tournage avec Tony Richardson sur la gauche.
Fantastique trio Glenda Jackson, Murray Head (presque gamin) et le grandiose Peter Finch. Toute la force du cinéma britannique des années 70 et encore pas une ride à la re-vision du film.
J'y reviendrais (à suivre)


samedi 17 janvier 2015

Bruce - 1987.



TOUGHER THAN THE REST

Well It's Saturday night
You're all dressed up in blue
I been watching you awhile
Maybe you been watching me too
So somebody ran out
Left somebody's heart in a mess
Well if you're looking for love
Honey I'm tougher than the rest

Some girls they want a handsome Dan
Or some good-lookin' Joe on their arm
Some girls like a sweet-talkin' Romeo
Well 'round here baby
I learned you get what you can get
So if you're rough enough for love
Honey I'm tougher than the rest

The road is dark
And it's a thin thin line
But I want you to know I'll walk it for you any time
Maybe your other boyfriends
Couldn't pass the test
Well if you're rough and ready for love
Honey I'm tougher than the rest

Well it ain't no secret
I've been around a time or two
Well I don't know baby maybe you've been around too
Well there's another dance
All you gotta do is say yes
And if you're rough and ready for love
Honey I'm tougher than the rest
If you're rough enough for love
Baby I'm tougher than the rest

jeudi 19 juin 2014

ARTICLE 7 - Espagne / Chili

LA ROJA FRACASSÉE !


Epuisement jusqu'au bout de la nuit.
Dès les premières minutes du match, on a senti le vent tourner. Ce vent tournait côté Cordillère des Andes. Ce vent ne tournait pas du côté Madrid mais vers Santiago de Chili. Une première perte de ballon dramatique pour Alonso et déjà la froideur s'installe avec la réaction paniquée d'Iker.
A cet instant, je me suis dit: c'est fini pour l'Espagne. Mais en même temps, comment les joueurs chiliens allaient exploiter cette nouvelle fragilité de jeu des espagnols.

Ma note : 8/10
Mes joueurs : Alexis Sanchez bien entendu. Et toute l'équipe du Chili avec une petite mention pour le gardien bien solide quand même sur la fin.

dimanche 15 juin 2014

ACTE 6 - Uruguay / Costa Rica.

LE GROUPE DE LA MORT.



Il reste quelques minutes à jouer et regardez la photo, l'arrière uruguyen Peretta cisaille par derrière l'attaquant costaricien. Cela aurait pu faire crac au niveau du tibia et résultat le premier carton rouge du Mondial est sorti. Juste avant ce tacle de "bûcheron", le score est de 3 à 1 pour le Costa Rica et le match est plié depuis bien longtemps.
J'ai choisi cette photo car je trouve qu'elle est en partie à l'image du jeu des uruguyens durant la rencontre. Tacles par derrière, ceinture avec les bras, coups de coude, commedia dell'arte etc. Les mauvais perdants par excellence. Flanqués d'un excès d'orgueil caractérisé pour chacun des joueurs de la Celeste.
Sur le fond, l'Uruguay a perdu lourdement comme l'Espagne la veille. A force de se considérer comme l'un des favoris du Mondial, de se la ramener avec les Cavani (pas bon du tout) Forlan (inexistant et sorti au bout d'une heure) le comédien Lugano et surtout Suarez (resté sur le banc comme au piquet) la Celeste a pris dans les dents 'une leçon d'humilité, d'efficacité simple.
Il fallait voir le regard de l'entraineur Tabarez à la fin, un mélange d'incompréhension et de fatalité dure à comprendre comme chez Del Bosque la veille.
Et oui, messieurs les entraîneurs, la roue peut tourner dans le foot et heureusement d'ailleurs. A force de capitaliser sur les mêmes stars de surcroit vieillissantes, on prend le risque conservateur d'annihiler tout espoir d'une nouvelle construction.
Le Costa Rica n'est pas une très grande équipe, elle ne dispose pas de stars comme les noms cités plus haut et qui évoluent principalement en Europe.
Le Costa Rica est une équipe simple, un collectif de "vrais" joueurs sud-américains et qui joue un football sans éclat mais précis, humble et surtout très efficace. Cette équipe mérite sa victoire.

Je pense que nous aurons encore d'autres surprises dans ce Mondial au niveau de l'humilité de certaines équipes nationales. Je pense à la Bosnie, à la Suisse ou à la Belgique.


Ma note : 7/10


samedi 14 juin 2014

ACTE 5 - Colombie / Grèce

LA COLOMBE AU PIRÉE. BIENVENUE EN TERRE INCONNUE !



Voici le groupe le plus ouvert du premier tour du Mondial. Composé de la Côte d'ivoire, Colombie, Grèce et Japon, ce sera la découverte d'un quatuor très peu médiatisé. On va jouer en quelques sorte les explorateurs comme si l'on découvrait de nouvelles contrées sur notre "chère" planète.
Cet état d'esprit fait du bien et on se sent plus libre en quelques sorte.
Beaucoup de colombiens dans l'enceinte. En tant que pays frontalier avec le Brésil, cela facilite les déplacements et l'on sait que la Coupe du monde n'a lieu qu'une fois tous les 4 ans donc pour le supporteur de Los Cafeteros colombienne c'est l'occasion ultime de venir vivre en vrai l'évènement.
D'autant plus que cette équipe colombienne a pris du galon lors des qualifications sud-américaines et se présente comme un sérieux concurrent face aux grecs, champions d'Europe en 2004.
Beaucoup de ses joueurs évoluant dans de grands clubs européens (Monaco, Celtic)
Choc de culture aussi bien entendu mais à la vue du match rien n'a beaucoup évolué surtout du côté des grecs. Je vais encore me répéter mais en phase finale de Mondial, on ne peut pas se permettre de "regarder passer les trains" et les grecs ne se sont à aucun moment surpasser pour envisager un avantage à la marque.
Curieusement, leur principal atout à savoir la défense a été trouée par trois fois. Et devant, aucun tir n'a vraiment inquiété le gardien de l'OGC Nice. Claude Puel avait donc raison en disant avant le match, "mon" gardien ne prendra aucun but ce soir.
Pour le reste, le match fût gentiment plaisant dans une ambiance dirons-nous "surboostée à la colombienne" c'est naturel. On s'excite, on s'excite car du coup la Colombie est première du groupe donc pratiquement qualifiée pour les 8ème.
Ca, c'est ce que les supporteurs de la Los Cafeteros pensent à la fin du match. Mais ce n'est pas le cas des supporteurs de la Côte d'Ivoire et du Japon qui ne lâcheront rien avant la fin des matchs de poule.
Ca va être très, très serré je pense un peu comme l'une des gloires économiques de la Colombie à savoir : le café.
O lait !!!


Ma note : 6/10.
Mes joueurs : Je ne vois que la prestation solide et régulière de l'arrière grec Costa Malonas. Et quand même un bravissimo bien collectif à l'équipe colombienne superbement reprise en main depuis 2012 par "Don" José Pekerman, ancien entraîneur de l'Argentine en 2006.